pH, TH, calcaire : comprendre son eau pour mieux la traiter
Le pH, c'est quoi ?
Le pH mesure si l'eau est acide, neutre ou basique. C'est une échelle qui va de 0 à 14. Plus le chiffre est bas, plus l'eau est acide (comme du jus de citron) ; plus il est élevé, plus elle est basique (comme de l'eau savonneuse). Au milieu, autour de 7, l'eau est dite neutre — c'est à peu près le pH de l'eau du robinet.
Pourquoi c'est important : une eau trop acide attaque et ronge les métaux (tuyaux, chaudière), ce qui peut à terme relâcher des métaux dans l'eau.
Il faut donc vérifier à la fois la nature des tuyaux (âge, matériau) et la teneur en CO2 de l'eau, car un excès de CO2 dissous (CO2 agressif) accentue ce pouvoir corrosif en abaissant encore le pH au contact des surfaces métalliques. Un peu comme un vinaigre qui finirait par abîmer une casserole avec le temps.
Une eau trop basique peut, à l'inverse, abîmer certains matériaux comme l'aluminium.
C'est pour ça que chaque matériau ou appareil a sa propre plage de pH idéale, ni trop acide ni trop basique.

Le TH, c'est quoi ?
Le TH, c'est le "titre hydrotimétrique" — un nom compliqué pour dire tout simplement : le taux de calcaire dans l'eau.
Il mesure la quantité de calcium et de magnésium dissous dans l'eau, et se donne en degrés français (°f).
Plus le TH est élevé, plus l'eau est "dure" (calcaire) : c'est elle qui laisse des traces blanches sur les robinets, entartre la bouilloire, ou bouche les résistances des appareils.
Plus le TH est bas, plus l'eau est "douce" (pauvre en calcaire) — mais attention, une eau trop douce n'est pas forcément idéale non plus : sans un minimum de calcaire, elle peut devenir agressive et abîmer certains tuyaux ou cuves à la longue.

Avec une eau brute à 30°f (référence choisie) traitée jusqu'à un TH de 15°f, cela représente 50 % de calcaire en moins — la moitié de la dureté initiale a été retirée : (30 − 15) / 30 = 50 %.
À titre de comparaison, si on part d'une eau très dure à 45°f (le haut de l'échelle des images créées), atteindre 15°f représenterait cette fois 67 % de calcaire retiré.
Le pourcentage dépend donc entièrement de la dureté de départ.
Alors que Clarisane retire jusqu’à 94% du calcaire avec Evodescale et jusqu'à 80 % avec la solution PFAS et Calcaire
En résumé
Le pH, c'est "est-ce que l'eau est acide ou basique ?". Le TH, c'est "est-ce que l'eau contient beaucoup ou peu de calcaire ? ».
Ce sont deux mesures différentes, et un bon équilibre des deux protège aussi bien les tuyaux que les appareils de la maison.
Tableau simplifié : chaudières, pompes à chaleur, ballons et tuyaux (pH et dureté TH)
| Équipement | Eau trop acide | Eau idéale | Eau trop calcaire | Eau trop douce |
|---|---|---|---|---|
| Chaudière classique (acier, cuivre) | pH < 8,2 : attaque les pièces métalliques | pH 8,2 à 10 | TH élevé : dépôts, rendement réduit | TH < 0,1 °f : peut fragiliser le circuit (norme VDI 2035)* |
| Chaudière à condensation (aluminium) | pH < 8,2 : attaque les pièces métalliques | pH 8,2 à 9 (8,5 selon fabricant) | TH élevé : dépôts de calcaire | TH proche de 0,1 °f recommandé par VDI 2035 pour chaudières compactes* |
| Pompe à chaleur (circuit fermé) | pH < 7,5 : risque sérieux, peut détruire la PAC | pH 8,2 à 9,5 | TH > 30 °f : entartre l'échangeur, performances en baisse | Eau déminéralisée recommandée + stabilisateur pH |
| Ballon d'eau chaude classique | pH < 7,4 : dissout le cuivre du serpentin, use l'anode magnésium plus vite | TH > 8 °f | TH > 20-30 °f : entartre la résistance | TH < 8 °f : attaque la cuve |
| Ballon thermodynamique | pH < 7,4 : dissout le cuivre du serpentin, use l'anode magnésium plus vite | TH > 8 °f (chauffe à 50-55 °C) | TH > 20 °f : entartre le condenseur | TH < 8 °f : attaque la cuve |
| Tuyau en cuivre | pH < 7,4 : risque de corrosion (usage sans restriction à partir de pH ≥ 7,4)** | pH 7,4 à 8 | Pas de seuil critique documenté | TH < 8-15 °f : piqûres sur la durée |
| Tuyau en acier galvanisé | pH < 7 : dissout la couche de zinc protectrice | pH 7 à 8 | Pas de seuil critique documenté | Eau trop douce accélère la dissolution du zinc |
| Tuyau en inox | Peu sensible | pH 6,5 à 9 (large tolérance) | Peu sensible | Peu sensible (risque : sel/chlore) |
| Tuyau en PER (plastique souple) | Aucun seuil connu | Toutes valeurs courantes | Peu sensible | Peu sensible |
| Tuyau multicouche | pH < 6,5 : abîme la couche d'aluminium interne | pH > 6,5 | Peu sensible | Peu sensible |
| Tuyau en PVC | Non concerné | Non concerné (évacuation uniquement) | Non concerné | Non concerné |
** Pour les tuyaux en cuivre, le seuil communément retenu est pH ≥ 7,4 pour un usage sans restriction selon les normes DIN EN 12502. En dessous de 7,4, un risque de corrosion par piqûres existe, notamment en présence de CO₂ dissous.
Point à noter : la pompe à chaleur pour le chauffage est le maillon le plus sensible du groupe — un pH trop bas (sous 7,5) peut carrément détruire l'appareil, alors qu'une chaudière classique tolère un peu plus d'écart.
C'est pour cette raison que les modèles compacts récents demandent souvent une eau entièrement déminéralisée plutôt qu'une simple eau adoucie.
Notre histoire
Je m'appelle Jean-François, et avant de parler d'eau, j'ai parlé de bâtiments.
Pendant vingt-sept ans, j'ai fondé et dirigé une entreprise d'ingénierie active dans les réseaux data et la gestion technique des bâtiments : systèmes de building management (BMS), CVC, électricité. Vingt-sept ans à concevoir des installations qui devaient fonctionner sans faille, être mesurées, contrôlées, prouvées. C'est cette exigence - ne rien avancer qu'on ne puisse démontrer - qui m'a suivi quand j'ai changé de métier.
En 2017, j'ai pris un virage. J'ai choisi de me consacrer entièrement à l'eau, en me tournant vers une technologie de traitement au CO₂ - à l'époque la meilleure alternative pour lutter contre le calcaire sans les inconvénients des adoucisseurs classiques : plus de sel, plus de rejets, plus de surconsommation d'eau. C'était une vraie avancée, et j'y ai cru.
Mais plus j'avançais dans ce domaine, plus je comprenais que le calcaire n'était qu'une partie du problème. L'eau que nous buvons peut contenir des substances autrement plus préoccupantes : PFAS, nitrates, ammoniac, résidus médicamenteux. Des contaminants invisibles, sans goût ni odeur, mais qui pèsent réellement sur la santé - en particulier pour les enfants, les femmes enceintes ou les personnes souffrant d'hypertension.
Il ne suffisait plus de rendre l'eau plus douce. Il fallait la rendre plus sûre.
J'ai donc cherché, testé, comparé. Le traitement au CO₂ restait une bonne réponse au calcaire, mais il fallait lui associer un second appareil pour la filtration des contaminants - deux systèmes, deux entretiens, deux sources de complexité. En 2025, j'ai décidé d'arrêter cette collaboration : ce n'était plus la solution que je voulais porter.
Aujourd'hui, je travaille avec le système Clarisane, fabriqué en Suisse en collaboration avec des scientifiques, des professeurs d'université et des toxicologues. Pour la première fois, une seule solution réunit ce que je cherchais depuis des années : une protection efficace contre le calcaire et une filtration réelle des contaminants, avec des taux d'efficacité vérifiés par des organismes indépendants - et non de simples promesses commerciales.
Ce parcours, de l'ingénierie des bâtiments à celle de l'eau, n'a jamais changé de logique : comprendre un problème en profondeur, refuser les solutions à moitié, et choisir ce qui est prouvé plutôt que ce qui est vendu. C'est cette même exigence que je mets aujourd'hui au service de votre eau, et de la santé de ceux qui la boivent.